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SERVIR WITTENHEIM SERVIR LA LIBERTE !!

Mères porteuses: le PS pourrait être pour la gestation pour autrui

Un rapport préparatoire du PS se prononcerait pour l'ouverture progressive et modulée du GPA (La  gestation pour autrui ) , permettant ainsi aux femmes d'offrir leur corps au marché. Le PS doit se prononcer le 30 novembre .

 

 

Le Professeur René Frydman contre la reconnaissance des mères porteuse

 

Lepère du premier bébé-éprouvette français, René Frydman, s’oppose à toute reconnaissance des mères porteuses.

Il n’hésite pas à comparer le recours aux mères porteuses à une forme d’esclavage. «Donner neuf ou douze mois de sa vie à quelqu’un d’autre, même si c’était théoriquement gratuit, reste une forme d’aliénation. Quand on a aboli l’esclavage, il y avait des gens qui ne voulaient pas en sortir. Il y a toujours eu des aliénés volontaires. Ce n’est pas une raison pour légaliser l’esclavage. En légalisant cette pratique pour quelques femmes prétendument volontaires, on ouvre la porte à la reconnaissance de ces couples qui vont en Inde ou dans d’autres pays, là où l’exploitation est sans vergogne

Le commerce des enfants a toujours existé, dit-il. Il est même vieux comme le monde. La seule différence, c’est qu’il se pare aujourd’hui d’une caution scientifique.

La reconnaissance des mères porteuses, même sans échange d’argent, ouvrirait la porte selon René Frydman à celle du clonage reproductif. «Une fois qu’on accepte ce principe, rien ne s’oppose plus au clonage reproductif. Que répondra-t-on à un couple qui, comme dans le cas de la mère porteuse, désirerait un enfant fait à partir de ses propres cellules? Qui pourra s’opposer à ce que je fabrique un enfant qui me ressemble? On dira: c’est mon problème et pas le vôtre! C’est un retour en arrière qui exprime des idées de replis sur soi extrêmement réactionnaires.»

Mettre le petit doigt dans un tel engrenage reviendrait pour le Dr Frydman à ériger le «droit à l’enfant» en absolu. «Ce désir d’enfant a des limites qui sont celles de la souffrance des autres et des risques démesurés qu’on impose à certains, dit-il. Nos sociétés sont assez tenaillées par la barbarie encore récente pour qu’on s’inquiète de cette survalorisation de la génétique.»

Le scientifique perçoit la même obsession chez ces femmes qui, par exemple, veulent être mères à l’âge d’être grand-mères. «Il y a dans tout ça une obsession de l’enfant, de la jeunesse. C’est le mythe de Faust. On a tous les droits, tout est possible et l’on va vivre éternellement.»

 

 

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