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La révolution du photovoltaique sera Francaise

Focus
3ème génération du photovoltaïque : DisaSolar mise sur l'électronique imprimée

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/72114.htm

Aujourd'hui, 80% du marché du photovoltaïque solaire est représenté par des panneaux conçus à base de silicium utilisé sous sa forme cristalline. C'est la 1ère génération du photovoltaïque solaire. Une 2ème génération propose des panneaux dits "couches minces" ou "thin films". Plus légers, plus fins, voir plus flexibles, ils présentent l'avantage de pouvoir être posés sur des surfaces courbes et des éléments mobiles comme un train ou un autobus. Certains de ces panneaux sont à base de CIGS (Copper Indium Gallium Selenide), d'autres constitués de CIS (Copper Indium Selenide), une troisième sorte étant conçue à base de CdTe (Tellure de Cadmium). Enfin, ce sont des cellules solaires organiques, dérivées du carbone et imprimées sur un support plastique qui constituent une 3ème génération en train d'émerger et dont les atouts sont considérables. PME d'une quinzaine de personnes, DisaSolar, si elle commercialise et installe déjà des panneaux issus des deux premières générations, mène le développement de ceux de la 3ème, avec l'ambition d'être leader sur le marché des panneaux solaires organiques souples fabriqués par impression jet d'encre.


Stéphane Poughon, fondateur et Président de DisaSolar
Crédits : Disasolar


Certes, le défi est de taille, mais Stéphane Poughon, le fondateur et président de Disasolar, connaît la musique. En effet, ce scientifique de formation, qui plus est diplômé de l'école HEC, a été également un sportif de haut niveau à la voile. Un secteur rude par excellence où les défis sont permanents. Et après avoir bourlingué pas mal dans différents grands groupes industriels, il s'est remis à entreprendre, à son compte, d'abord en fabriquant des yachts en Chine, associant savoir-faire occidentale et sous-traitance locale, puis en fondant, il y a cinq ans, la PME Disasolar. "Quand vous avez l'âme d'un entrepreneur, vous êtes plutôt enclin à miser sur des marchés d'avenir qui sont en croissance. Or en 2012, la croissance du marché du photovoltaïque a été de 40%. Et cela va continuer. D'où notre choix d'investir et d'innover dans ce domaine que je ne connaissais pas quand je m'y suis intéressé", explique-t-il, convaincu que d'ici peu de temps, il y a aura besoin d'électricité un peu partout. "Ce qui implique d'être capable de proposer du photovoltaïque sur mesure", lâche-t-il. Des marchés de niche ? Certes, mais qui mis bout à bout représentent des milliards d'euros et un important gisement d'emplois.

Aujourd'hui, DisaSolar, qui a acquis une certaine notoriété, a deux métiers. Le premier est de distribuer, voire d'adapter et de customiser les produits existants afin de satisfaire ses clients. Une activité classique qui a conduit cette PME, basée à Limoges, à équiper des trains, des bus, du mobilier urbain mais également des véhicules militaires. Ainsi avec des panneaux solaires, vous pouvez faire fonctionner la climatisation d'un bus et éviter de faire tourner le moteur, d'où une diminution des émanation polluantes et des gaz à effets de serre. Parallèlement, depuis trois ans, Stéphane Poughon a décidé de se lancer dans la bagarre autour de la 3ème génération du photovoltaïque. "Notre ambition est de devenir la référence en matière de fabrication de modèle OPV (Organic PhotoVoltaics) par jet d'encre", déclare Stéphane Poughon. Une ambition d'autant plus légitime que l'actionnaire principale de DinaSolar n'est autre que le Groupe Disa/Megamark qui dispose d'un savoir-faire unique dans les domaines de l'impression, du déploiement et de la pose de films souples.


Cellule OPV
Crédits : CEA/P. Avavian


Dans cette aventure, Dinasolar bénéficie également du soutien de la Région du Limousin, mais aussi d'Oséo, qui l'a certifié "entreprise innovante", et de la Direction Générale de l'Armement (DGA), avec qui la PME a signé un contrat de R&D visant à mettre au point des panneaux solaires mimétiques. "Notre recherche est organisée autour de différents laboratoires de recherche publique français (CEA, CNRS, INES ...) et européens", précise-t-il. Résultat ? La PME de Limoges est aujourd'hui capable de concevoir, de façon artisanale, des modules de 30 cm X 30 cm qui fonctionnent. "A présent, il nous reste à industrialiser le process pour être capable de concevoir des modules sur mesure, c'est-à-dire en termes de taille, de forme, de caractéristiques électriques, de voltage, mais aussi de couleurs. Il faut être capable de faire du 3D". D'où le lancement d'un projet d'un montant de 7 millions d'euros qui devrait conduire à la mise en place d'une ligne pilote de fabrication opérationnelle à l'horizon 2016. Celle-ci sera capable de produire 25.000 m2 de modules et devrait générer la création de 25 emplois sur trois ans. Le challenge est de transformer l'impression jet d'encre, telle qu'elle est utilisée aujourd'hui, en procédé capable de fabriquer des composants électroniques. "Nous y travaillons depuis 6 mois en collaboration avec différents partenaires et sommes parvenus, depuis peu, à exporter les machines développées dans les universités notamment américaines et allemandes", signale Stéphane Poughon qui suit la route tracée, en bon navigateur qu'il est.

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