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SERVIR WITTENHEIM SERVIR LA LIBERTE !!

La partie de campagne de Dominique de Villepin

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Pour son premier déplacement depuis sa relaxe,l'ancien premier ministre avait choisi la Bretagne.

 «Regardez, il prend tant de plaisir. C'est une métamorphose.» Le déplacement de Dominique de Villepin en Bretagne ne fait que commencer mais pour Brigitte Girardin, c'est déjà un succès. Au Café des Bretons, la présidente du club Villepin observe l'ancien premier ministre partager un verre de vin avec les habitués. «Cela me rappelle beaucoup de choses. Nous avons tous été très influencés par le style Chirac», raconte l'ex-ministre.

Pas besoin d'appuyer davantage le trait : de l'exploitation de tomates au marché de Lesneven, en passant par l'élevage porcin, le programme est signé. Photographes et cameramen s'en donnent à cœur joie : Villepin claquant des bises, Villepin ébouriffant les enfants, Villepin et les petits cochons…

«Mon état d'esprit, c'est d'aller à la rencontre des Français, explique Villepin. Je suis là pour le plaisir d'être là, mais aussi pour apprendre et comprendre.» L'homme qui prépare un livre-programme pour la fin de l'année souhaite voir et entendre avant de proposer. Se lance-t-il en campagne ? Il le nie. Jacques Le Guen, qui le reçoit dans sa circonscription, l'appuie : «2012 c'est encore loin, à chaque jour suffit sa peine.» Est-il venu soutenir ce fidèle, numéro deux de Bernadette Malgorn aux régionales ? Pas davantage. «Je ne suis là pour aucune campagne», assure-t-il. «L'important, c'est d'être élu par les militants et par les Français.»

 

L'agriculture, «un enjeu national»

 

Après son déplacement en banlieue à Bondy fin janvier, c'est la rencontre du monde rural et l'agriculture. «Il faut en faire un enjeu national, ce qui implique l'engagement au plus haut niveau de l'État.» Est-ce une critique voilée du travail de son ancien directeur de cabinet, ministre de l'Agriculture depuis juin ? «Bruno Le Maire se donne beaucoup de mal mais rien ne peut remplacer l'intérêt personnel du chef de l'État, insiste Villepin. Le président Chirac était très engagé dans ce combat.» Il n'en dira pas plus.

Tout au long de son déplacement, il émaille pourtant ses visites de réflexions qui sonnent comme autant de piques. La carte judiciaire ? «Elle ne prend pas en compte les évolutions démographiques.» Les déficits ? «Tout devra être mis sur la table au lendemain des régionales.» La taxe carbone ? «Elle doit être juste et efficace». L'identité nationale ? «Il faut être capable de comprendre que ce n'est pas le problème des Français. On ne joue pas en politique comme on joue au flipper.»

Tout le monde y voit autant d'attaques contre le président de la République. Pas lui, qui assure qu'on ne l'entendra émettre «aucune critique personnelle contre Nicolas Sarkozy». Il ne prononce son nom qu'une fois. Mais y pense beaucoup. Un cochonnet dans les bras, Villepin ose «Ça me rappelle quelqu'un…» Mais il se reprend avec un large sourire : «Oh d'accord ! Elle est facile.»

Jean Baptiste Garrat  le Figaro

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