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SERVIR WITTENHEIM SERVIR LA LIBERTE !!

Villepin remonte sur scène

Judith Waintraub  le Figaro

L'ancien premier ministre, qui réunissait mercredi ses amis à l'Assemblée nationale, a critiqué avec fougue la stratégie du chef de l'Etat.

Pour sa première réunion publique depuis son départ de Matignon, Dominique de Villepin a fait le plein, mercredi, au troisième sous-sol de l'Assemblée natio­nale. Le thème choisi par les six députés toujours inconditionnels de l'ex-premier ministre était porteur : «La France et l'Otan». Yves Guéna, ancien ministre du général de Gaulle, assis au premier rang, non loin d'Henri Cuq, ancien ministre de Jacques Chirac, ont applaudi avec ferveur, comme le reste de la salle, les envolées villepinistes sur «la grandeur de la France».

L'orateur a dénoncé, avec son lyrisme habituel, «le risque d'un amoindrissement de la voix de la France», désormais passée, selon lui, «d'un camp qui était celui du monde» au camp de l'«Occident». «En quoi un monde multipolaire justifie-t-il que la France revienne d'où elle est partie ?», s'est-il exclamé. Il a fustigé «la rupture avec l'héritage gaulliste», «la rupture d'un consensus français», mais aussi «la rupture d'un consensus de la communauté internationale» qui, selon Dominique de Villepin, «s'était accoutumée à ce que la France puisse s'exprimer fortement, avec sa liberté».

 

«Feuille de route fixée»

 

Le héraut du «non» français à l'intervention en Irak a ironisé sur «l'importance que le président de la République a attachée à sa place sur la photo » qui serait prise lors de la célébration du 60e anniversaire de l'Otan en assurant, sans citer Barack Obama : «Nicolas Sarkozy sera le temps de la photo à la gauche ou à la droite du principal responsable. Le temps de la photo. »

Interrogé sur la menace du chef de l'État de quitter le G20 si les discussions n'avançaient pas, Dominique de Villepin a fait rire l'auditoire en se demandant comment on pouvait, «à quelques jours d'intervalle, dire “je reviens dans le commandement intégré de l'Otan parce que les absents ont toujours tort” et, la veille de la réunion du G20, envisager de s'absenter». «Barack Obama et Gordon Brown ont rappelé que Nicolas Sarkozy serait présent des hors-d'œuvre au dessert. Je crois que la feuille de route est clairement fixée», a-t-il conclu.

Une ultime flèche contre l'«atlantisme» du président de la République, qui demeure le péché absolu aux yeux de Dominique de Villepin.

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