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SERVIR WITTENHEIM SERVIR LA LIBERTE !!

C'est vraiment une bonne nouvelle

 

Nouveau recul du chômage en mars

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Par Marc Landré

Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a reculé de 21.100 en mars, le plus fort reflux enregistré depuis le début de la crise. Sur trois mois, la baisse atteint près de 45.000 personnes.

Et de trois ! Selon les statistiques de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en mars, le nombre de chômeurs en catégorie A (n'ayant pas travaillé le mois en question) a baissé pour le troisième mois consécutif. Il a même reculé de manière importante : -21.100. Soit un reflux mensuel de 0,8 %, le plus important depuis le début de la crise portant à -42.200 la baisse du nombre de chômeurs en un trimestre. Autre signe positif : il faut remonter au premier trimestre 2008 pour retrouver le dernier cycle vertueux de trois mois de baisse consécutive.

«On revient à la situation d'avant la crise, se félicite-t-on au ministère du Travail. Même si l'on n'est pas à l'abri de soubresauts dans les mois à venir, la tendance est à une baisse durable sur 2011». Un recul qui pourrait être bien supérieur à celui de 55.000 anticipé par Pôle emploi pour l'ensemble de l'année. «On fera beaucoup mieux », promet-on même rue de Grenelle où l'on met en avant que les 500 millions de nouveaux contrats aidés décidés en mars n'ont pas encore été proposés aux chômeurs.

Le reflux de mars est d'autant plus important que, contrairement à celui de janvier (-19.300), il n'est pas contrebalancé par une hausse des suspensions d'inscription et de radiations à Pôle emploi. Le gouvernement ne court donc pas le risque que cette baisse soit taxée de «statistique» par les syndicats. Les suspensions d'inscription pour défaut d'actualisation et radiations des fichiers de Pôle emploi ont en effet progressé de l'épaisseur du trait en mars alors qu'elles équivalaient la baisse enregistrée au début de l'année. Selon la catégorie dite de référence (sur laquelle se focalisent les politiques gouvernementales de l'emploi), il y a désormais 2,68 millions de chômeurs en France métropolitaine. Soit une variation ramenée à + 0,7 % sur douze mois, contre des hausses proche de 10 % il y a un an et supérieure à 25 % au milieu de 2009.

Hausse pour les demandeurs avec des activités réduites
Ces bonnes nouvelles se teintent néanmoins de gris lorsque l'on regarde les données incluant les demandeurs d'emploi ayant effectué des activités réduites en mars. Le nombre des inscrits dans les catégories B et C (ayant travaillé moins et plus de 78 heures) a progressé respectivement de 10.400 et 15.400, portant à + 4700 le total des chômeurs inscrits en A, B et C. Sur un an, la variation de cet indicateur - qui n'a baissé que 3 fois en deux ans - est de + 3,8 %, à 4,045 millions. Si les moins de 25 ans et les 25-49 ans s'en portent plutôt mieux en mars, il en va autrement des plus de 50 ans dont le nombre d'inscrits ne cesse de grimper. De 4 % sur un mois et de 13 % sur un an. On est certes loin des progressions annuelles - près de trois fois supérieures - d'il y a deux ans mais le problème des quinqua au chômage reste entier.

Tout comme l'est celui des chômeurs de longue durée dont le nombre enfle inexorablement aussi chaque mois. En mars, il a encore progressé de 0,4 % pour les inscrits depuis plus d'un an à Pôle emploi où l'ancienneté moyenne au chômage atteint désormais 448 jours. Il faut remonter à juin 2001, soit dix ans en arrière, pour retrouver un tel niveau.

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