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Patrick Pichenel

SERVIR WITTENHEIM

Voilà la carte de visite de Thierry Solère !!! on a mis du temps à comprendre que ce type serait toujours un infidèle

En mai 2011, Thierry Solère, alors premier adjoint au maire de Boulogne-Billancourt, se désolidarise de l'équipe municipale après un vote sur le projet de modification du plan local d'urbanisme (PLU) relatif au nouveau projet pour l'Île Seguin. Le maire Pierre-Christophe Baguet lui retire alors sa délégation de premier adjoint. Thierry Solère démissionne de son poste[8],[9]. Début 2012, Pierre-Christophe Baguet, informe ses administrés qu'il ne désire pas se représenter aux élections législatives de 2012 dans la 9e circonscription de Boulogne-Billancourt et apporte son soutien à la candidature de Claude Guéant, investi par l'UMP[10]. Thierry Solère qualifie cette candidature de « parachutage » et décide de faire acte de candidature, ce qui provoque son exclusion du parti pour trois ans[11],[12]. Durant cette campagne électorale, il continue à utiliser la marque UMP sur ses documents de campagne, ce qui amène l'UMP à l'assigner devant le tribunal de grande instance de Nanterre au motif que « Thierry Solère a sciemment conduit sa candidature sur la base de fausses qualités »[13]. Le 17 juin 2012, opposé au second tour à Claude Guéant, il est élu député de la 9e circonscription des Hauts-de-Seine avec 334 voix d'avance et aussitôt réintégré au sein de l'UMP[14],[15]. Fin juin, trois militants UMP de Boulogne-Billancourt déposent un recours en annulation auprès du Conseil constitutionnel, contenant notamment 430 attestations d'électeurs affirmant qu'ils avaient été trompés par l'utilisation mensongère du sigle de l'UMP par Thierry Solère[16]. Le 24 octobre 2012, le Conseil constitutionnel rejette cette requête en validant l’élection de Thierry Solère pour le motif « que la notoriété nationale du candidat soutenu par l'Union pour un mouvement populaire est établie » et que « les faits dénoncés par les requérants ne peuvent être regardés comme ayant été de nature à altérer la sincérité du scrutin »[17]. Il est nommé secrétaire national du parti en mai 2013[18]. Lors des élections municipales de 2014 à Boulogne, il soutient un dissident[19]. Le 2 décembre 2014, après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP (il avait soutenu Bruno Le Maire), il est chargé d'organiser l'élection primaire (de 2016) préalable à l’élection présidentielle de 2017[19]. Il est tête de liste départementale Les Républicains-UDI-MoDem dans les Hauts-de-Seine, dans le cadre de la campagne de l'élection régionale de 2015 en Île-de-France conduite par Valérie Pécresse. Il soutient Bruno Le Maire pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016 mais ne le parraine pas[20]. Après la victoire de François Fillon, il devient l'un de ses porte-parole[21], fonction dont il démissionne le 3 mars 2017. Fin juillet 2016, le terroriste Salah Abdeslam porte plainte pour atteinte à la vie privée contre Thierry Solère pour avoir décrit au JDD des images de vidéo-surveillance du détenu, qu'il avait visionnées[22]. Le 2 février 2017, Thierry Solère est nommé « Député de l'année » par le jury du Trombinoscope, pour avoir « mis en place la machine sophistiquée de la primaire de la droite et du centre » [23]. Le 15 février 2017, le Canard enchaîné révèle que Thierry Solère est visé par une enquête préliminaire pour omission de payement d'impôts sur le revenu entre 2010 et 2013[24]. Le 3 mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon, il lâche le candidat LR à l'élection présidentielle[25]. Après l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, il se rapproche de celui-ci. Il en résulte qu'il est poussé à la démission du groupe Les Républicains du conseil régional d'Île-de-France en mai 2017[26]. Lors des élections législatives de 2017, il est candidat à sa réélection dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine, avec le nutritionniste Jean-Michel Cohen comme suppléant[27]. Il obtient 42,60 % des voix au premier tour[28]. Il est réélu à l'issue du second tour, avec 56,53 % des voix. Le 20 juin 2017, il annonce la création du groupe Républicains constructifs/UDI qui appuiera la majorité présidentielle.

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