Patrick Pichenel Wittenheim 2010
Le maire de Wittenheim , fait tout , sait tout , est partout. Tour à tour chef d'entreprise , négociateur , ambassadeur, volant de conseils d'administrations en assemblées générales ,
bref le maire est à la brèche pour tout .
Nous voyons que dans ce portrait , le maire de Wittenheim a une bien curieuse conception de la fonction de maire.
Nous pouvons même parler de " Monarchie municipale " . Tous les ingrédients sont réunis : la conception patrimoniale de la fonction que signale l'usage répété du possessif ; l'amour fusionnel qui unit le roi à ses sujets au point qu'on ne sait plus " qui possède qui ? la commune , son maire ou le maire , sa commune? et , enfin, la générosité propre aux monarques qui , dans leur infinie bonté , consentent de temps à autre à laisser leurs sujets exprimer un avis.
Une fois élu le maire pouvait se comporter en véritable animateur de la démocratie locale , ce qu'il fait croire , mais en réalité le maire de Wittenheim s'est mué en Roitelet de Wittenheim . Le maire est le seul à pouvoir regler tous les problèmes : projets élaborés à quelques-uns , décisions prises dans le secret d'un bureau , les commissions et le conseil municipal sont réduits à de simples chambres d'enregistrement , les contradicteurs perçus comme des ennemis et désignés comme boucs émissaires à la vindicte populaire . Deux exemples : la dernière commission sport n'a été qu'une réunion pour nous faire avaliser des décisions déjà prises . En principe se sont les élus de la commission qui donnent leurs avis sur présentation des bilans financiers et d'activité , et dernier exemple au dernier conseil municipal, la majorité a décidé la construction d'un club-house , j'ai voté contre , le maire s'est empressé de dire " je vais aller le dire aux footballeurs de l'USW ! " . Dans ce cheminement les associations sont conçues comme des relais dévoués au pouvoir : les présidents du Centre Social, du Club de Gymnastique , de la médiathèque , du Mille club jeune Bois , du Conseil de Fabrique de l'église Sainte Barbe , sans compter les multiples trésoriers , les vice-présidents sont tous des élus du groupe majoritaire , ils ont la main mise sur pratiquement toutes les associations . La traduction d'une telle main mise se traduit par des élus d'oppositions qui sont rarement invités aux assemblées et si par malheur ils débarquent on devine tout de suite qu'ils ne sont pas les bienvenus par peur de représailles du monarque municipal . Dans ce paysage de monarchie il ne faut pas oublier non plus les discours publics qui tournent au one man show et à l'auto-célébration.
Wittenheim est tombé dans la personnalisation du pouvoir , avec un maire qui conçoit l'exercice de son mandat , comme un monarque municipal , plutôt qu'un démocrate soucieux du dialogue et de la transparence , capable de débattre et de travailler collectivement.
Nous voyons que dans ce portrait , le maire de Wittenheim a une bien curieuse conception de la fonction de maire.
Nous pouvons même parler de " Monarchie municipale " . Tous les ingrédients sont réunis : la conception patrimoniale de la fonction que signale l'usage répété du possessif ; l'amour fusionnel qui unit le roi à ses sujets au point qu'on ne sait plus " qui possède qui ? la commune , son maire ou le maire , sa commune? et , enfin, la générosité propre aux monarques qui , dans leur infinie bonté , consentent de temps à autre à laisser leurs sujets exprimer un avis.
Une fois élu le maire pouvait se comporter en véritable animateur de la démocratie locale , ce qu'il fait croire , mais en réalité le maire de Wittenheim s'est mué en Roitelet de Wittenheim . Le maire est le seul à pouvoir regler tous les problèmes : projets élaborés à quelques-uns , décisions prises dans le secret d'un bureau , les commissions et le conseil municipal sont réduits à de simples chambres d'enregistrement , les contradicteurs perçus comme des ennemis et désignés comme boucs émissaires à la vindicte populaire . Deux exemples : la dernière commission sport n'a été qu'une réunion pour nous faire avaliser des décisions déjà prises . En principe se sont les élus de la commission qui donnent leurs avis sur présentation des bilans financiers et d'activité , et dernier exemple au dernier conseil municipal, la majorité a décidé la construction d'un club-house , j'ai voté contre , le maire s'est empressé de dire " je vais aller le dire aux footballeurs de l'USW ! " . Dans ce cheminement les associations sont conçues comme des relais dévoués au pouvoir : les présidents du Centre Social, du Club de Gymnastique , de la médiathèque , du Mille club jeune Bois , du Conseil de Fabrique de l'église Sainte Barbe , sans compter les multiples trésoriers , les vice-présidents sont tous des élus du groupe majoritaire , ils ont la main mise sur pratiquement toutes les associations . La traduction d'une telle main mise se traduit par des élus d'oppositions qui sont rarement invités aux assemblées et si par malheur ils débarquent on devine tout de suite qu'ils ne sont pas les bienvenus par peur de représailles du monarque municipal . Dans ce paysage de monarchie il ne faut pas oublier non plus les discours publics qui tournent au one man show et à l'auto-célébration.
Wittenheim est tombé dans la personnalisation du pouvoir , avec un maire qui conçoit l'exercice de son mandat , comme un monarque municipal , plutôt qu'un démocrate soucieux du dialogue et de la transparence , capable de débattre et de travailler collectivement.
Sam 21 nov 2009
1 commentaire
Merci pour votre message et n'hésitez pas à prendre contact avec moi .
Bien à vous
Patrick Pichenel
Bien à vous
Patrick Pichenel
Pichenel
De toute façon, tout est commandité. Tout est déjà programmé. Tout est made in Homé. Et nous on peut payé !! A bon entendeur.