Patrick Pichenel Wittenheim 2010

Un an après son lancement, en novembre 2007, au Sénat, la Gauche moderne tient samedi son congrès fondateur à Suresnes.

«Nous sommes un vrai parti politique, avec plus de 1 000 adhérents et un réseau d'élus dans une vingtaine de régions, y compris à Paris », martèle Jean-Marie Bockel, secrétaire d'État aux Anciens Combattants, qui organise samedi et dimanche le congrès fondateur de la Gauche moderne, parti lancé il y a un an.

L'intéressé reconnaît cependant avoir «vérifié auprès de Nicolas Sarkozy qu'il y avait toujours une attente de l'émergence d'une formation politique à l'aile gauche de la majorité  ». Le président de la République l'a rassuré, comme devrait en témoigner le message que Jean-Marie Bockel lira, en fin de matinée, à la tribune, avant de laisser la parole au premier ministre, François Fillon, qui apportera son appui à la jeune formation. D'autres ministres comme Brice Hortefeux, Yves Jégo, Michel Barnier et Rama Yade seront également présents.

De quoi conforter Jean-Marie Bockel et lui apporter la reconnaissance qui lui a fait défaut au Parti socialiste. «Mes amis de Gauche moderne et moi travaillons depuis un an à des propositions qui s'inscrivent dans la démarche sociale-libérale pour laquelle je me suis battu durant dix ans », rappelle-t-il. Dès lors, «la tragi-comédie» qui a précédé l'élection de Martine Aubry comme première secrétaire du PS ne l'étonne pas. «Cela fait des années que j'avais appelé les amis à rénover notre doctrine, à l'instar des autres partis de gauche européens. Les leaders socialistes de cette génération portent une lourde responsabilité », déplore-t-il, en renvoyant dos à dos celles qu'il appelle toujours «Martine» et «Ségolène».

Mais il se refuse à se réjouir. «Un PS durablement affaibli, en pleine désagrégation, ne pourra pas jouer son rôle de parti d'opposition crédible. Ce n'est pas bon pour la démocratie», prévient-il.

 

«Un dialogue constructif»

 

S'il reconnaît avoir «vécu dans la douleur» la rupture avec sa famille politique, après trente-quatre ans de militantisme, Jean-Marie Bockel affirme n'avoir jamais regretté son choix. «J'ai rejoint un président qui veut faire bouger les lignes. Il tient la barre de la France et de l'Europe avec une stature d'homme d'État et une vraie volonté de surmonter la crise, tout en réformant le pays au service de tous, y compris des plus humbles», assure-t-il, en estimant que cela devrait amener «ceux qui doutent du PS, qui se sentent proches de la politique de réformes justes et qui comprennent qu'il n'y a plus lieu de diaboliser Nicolas Sarkozy, ce qui a été un sport couru », à renforcer son parti. «Nous sommes prêts à les accueillir, y compris ceux qui se posent encore des questions. Gauche moderne est une formation au sein de laquelle les gens de gauche d'opposition et les gens de gauche qui soutiennent la majorité pourront se parler», soutient-il, en promettant «un dialogue constructif». Celui que, d'après lui, le président du MoDem, François Bayrou, ne peut plus offrir, lui qui «s'est inscrit dans l'opposition à la politique de réformes justes».

 

                                                                                                                                                              Yolande Baldenweck

Sam 29 nov 2008 1 commentaire

Ce cher Monsieur BOCKEL garde toute mon estime, mais la c'est fort de café quand même ! La Gauche moderne n'a été qu'un prétexte, pour Bockel, de justifier sa venue au gouvernement, et pour Sarkozy une façon d'étouffer l'opposition-non constructive celle-là- venant de sa gauche : habile tout de même ; mais voir défiler Jean SARKOZY au congrès de la Gche Moderne, cela me laisse pantois ! C'est le fils à papa, un pur produit médiatique, un pur arriviste qui vient saluer la démarche de JMB.

Quand à BAYROU, le réduire à un opposant systématique et non constructif, est tout simplement malhonnête ; il a soutenu et voté, dernièrement, le soutien aux banques car il s'agit là de la survie de notre système bancaire ; il a approuvé le maintien en Afghanistan, région au plus au point stratégique dans la perspective du maintien des équilibres géopolitiques ! Mais là où il a raison d'appuyer car sinon personne ne le ferait, c'est de dénoncer les atteintes à la liberté de la presse, le cadeau fait à Monsieur Tapie, la retraite à 70 ans, le travail du dimanche... Alors le réduire à ce qu'il n'est pas est compréhensible : il faut se débarrasser de lui car il est gênant et car il agace au plus point à la tête de l'Etat ! Or la troisème voie que nous proposons repose sur l'humanisme, la sociale-économie, la durabilité et nous avons besoin de tous les écologistes pragmatiques, de tous les gaullistes de progrès, de tous les déçus du socialisme... pour ne fonder qu'une seule et même famille : les démocrates, les vrais !!

Loïc MINERY, Président des Jeunes Démocrates du Haut-Rhin

 

Loïc MINERY - le 01/12/2008 à 10h57

Merci pour votre message . Vous savez ils ne pensent tous qu'à ça , la Présidentielle !!! on vient à peine de voter Sarkosy que déja, ils sont dans les starts pour 2012 . Et si il y en a un qui ne pense qu'à ça c'est bien Bayrou , naturellement je n'ai rien contre lui , c'est un homme trés brillant , mais hier aprés midi je l'ai regardé à la télé, il a constamment répondu à coté de la plaque. Je connais bien Bayrou , il n'est pas différent des autres , il a été ministre de l'éducation nationale de 1993 à 1997 , il garde d'ailleurs un silence pudique sur cette époque ou il était trés à droite , je l'ai même rencontré à Illzach alors qu'il était présent pour soutenir une candidature . Dans ce milieu , la haut , plus le sourire est large , plus le couteau est aiguisé , aux départs , ils sont ensembles , ou se marient , se rallient , se trahissent , ils deviennent des rivaux et en politique un rival devient un égal , donc il faut l'éliminer avant qu'il ne vous élimine.

Pour les municipales rappelons nous, vous étiez avec Philippe qui garde toute mon estime, mais cependant vous étiez avec un homme profondément ancré à gauche , c'est lui qui l'écrivait dans nos tracts alors qu'il était avec moi et c'est bien lui semble t'il qui a couru chez Homé entre les deux tours pour se marier avec lui .

Mais je suis ok avec vous sur cette voie  qui repose sur l'humanisme , je suis avant tout un gaulliste , de Gaulle disait "la seule querelle qui vaille c'est celle de l'homme", comme vous avez pu le lire , je ne suis pas toujours tendre pour l'UMP , d'ailleurs souvent les gens qui ne me connaissent pas me disent , vous êtesz un mec de gauche . Ce qui me dérange à droite , moi qui suis de droite , c'est qu'on est trop éloigné des gens , la gauche est beaucoup plus proche du citoyen . Je suis aussi contre le capitalisme sauvage , si il est normal que ceux qui créent des emploies , apportent des capitaux  puissent avoir une belle part du gateau , ceux qui apportent le travail ont aussi le droit à leur part , il y en a marre que les gains de productivité ne profitent qu'aux actionnaires .

Vous parlez des écologistes pragmatiques , regardez Homé ? il vient d'insvestir pour la mairie , dans une voiture, la photo est dans le journal aujourd'hui,  est bien c'est une diesel , alors que partout il nous raconte qu'il est le plus grand écolo de France , pourquoi il n'a pas acheté une voiture électrique ??  dans votre liste Flesch le grand écolo , je le voyais en vélo avec Philippe faire campagne , mais descendu de son vélo il prend sa voiture pour se rendre en Suisse travailler .

Ce que nous avons besoin c'est d'hommes politiques sincères , qui ont le sens du devoir , alors que le sens des indemnités prime . On a besoin de responsables qui s'engagent sur le terrain , et pas uniquement faire de la présence médiatique dans les réuniosn politiques , comme je le vois à droite ou a gauche ou au centre . Je suis sur le terrain malgré ma défaite, je ne rencontre plus grand monde des candidats , mais beaucoup sont rentrés dans des partis , et il font quoi !!!  .

On ne parle bien que de ce qu'on connait bien . moi j'invite les gens qui veulent prendre des responsabilités à travailler sur le terrain , toucher les gens , les écouter  .

C'est vrai que j'ai beaucoup de sympathie pour Bockel , je le connais depuis longtemps , c'est un homme de terrain , j'ai aussi de la sympathie pour Spiegel. depuis si longtemps que je suis sur le terrain , je les ai vu travailler et ils travaillent beaucoup pour la collectivité . j'ai beaucoup plus de mal à trouver des travailleurs dans mon camp , qui travaillent pour eux , oui il y en a beaucoup !!!!

Mais je suis cependant ok avec vous , vive les vrais démocrates .

 

 

 

Pichenel