On s’attendait à des débats agités avec à l’ordre du jour le vote du budget de la ville de Wittenheim. Mais on ne s’attendait pas à un tel remue-ménage verbal du maire .
Tout commence par une longue présentation du budget par le maire qui annonce l'augmentation des taux de la fiscalité locale de 1,2% sur la taxe foncière
et d’habitation, une hausse qui touchera uniquement les ménages.
Suite à cette présentation, tour à tour les élus de l’opposition ont pris la parole. Après Philippe Duffau , je pris la parole pour dénoncer à mon tour la hausse des taux et je fis la
déclaration suivante et de citer le maire d'avant les municipales :
<< C'est la clef de tout , souligne Antoine Homé , avoir des impôts modérés qui nous permettent de préserver le pouvoir d'achat des Wittenheimois. Aujourd'hui ces paroles ne
tiennent plus , avec avoir augmenté la TLE ( taxe locale d'équipement ) vous avez décidé de trahir vos promesses . Ne nous faites pas croire que que c'est la crise qui vous oblige d'augmenter
les impôts , Mulhouse , Morschwiller et bien d'autres communes ont décidé de ne pas faire évoluer les taux , vous pouviez aussi y arriver , par un budget de rigueur tout en maintenant les
investissements nécessaires pour moderniser notre commune , mais en agissant sur les charges de fonctionnement >> . A ce moment là le maire me coupa la parole pour se mettre une
première fois en colère , décidément Antoine Homé ne supporte pas qu'on pense autrement que lui . Difficilement , j'ai continué de développer mes réflexions sur ce budget , pour
annoncer que les charges de fonctionnement de la ville avaient augmenté de 20% en 5 ans , dont 17% sur les charges de personnel et qu'on était passé de 139 employés à 165 employés , alors
que nous avions délégué à la CAMSA des compétences et que si nous sommes rentré dans cette instance c'était bien pour mettre en commun des moyens qui devaient nous conduire à faire des gains
importants , alors que bien au contraire nous continuons inexorablement à augmenter les charges de fonctionnement avec toujours plus de personnels. j'ai donc demandé dans mon intervention au
maire de mieux maîtriser les charges de fonctionnement et de suivre le message du Premier Ministre . Le maire évoque depuis des années que compte tenu de la bonne santé financière de la
ville , il possédait de belles marges de manoeuvre , aujourd'hui on constate que pour équilibrer le budget on passe par la case augmentation .
J'ai aussi évoqué les orientations du maire en déclarant qu'il y avait d'autres priorités en terme d'investissement pour notre ville . Le grand projet de toutes les listes était la
construction d'une salle culturelle à Wittenheim et que c'était bien ce projet qu'il fallait porter avant tous les autres , hors la majorité a décidé de mettre en avant une promesse
électorale , qui était loin d'être une priorité , la construction du club-house. Un club-house dont le coût est bien trop élevé , 495000 euros. D'autres investissements étaient aussi
prioritaires par rapport au club-house, la remise en était du Moulin ou encore les travaux à la maison de retraite , des travaux pourtant d'une extrême urgence, le maire le
sait mais sur cette question il est bien coincé pour répondre et comme à son habitude géné sur cette question , il a tenté de tourner en dérision mon propos.
Bref j'ai donc annoncé que je ne voterai pas ce budget .
Antoine Homé prend alors la parole et dérape assez gravement. En difficulté , il déclare que je suis contre le club de foot l'USW en tenant des propos scandaleux qui ont mis à
juste titre en colère l'ancien adjoint Maurice Haffner qui quitta la salle. Le débat et le vote du budget se terminant dans la confusion.
Le comportement du maire est indigne , a t-on le droit à Wittenheim de penser différemment de la majorité , il semble que non , partout ou on va , Conseil Municipal, réunions publiques , le
maire ne veut pas entendre l'opposition . Le maire de Wittenheim est un maire intolérant .
Mais ces dérapages du maire ne contribuent-ils pas aussi à sa stratégie de diversion ? Quand on détourne l’attention la pilule est plus facile à avaler.
Monsieur Pichenel,
Une petite réaction concernant la réalisation d'un clubhouse à 500000euros.... Mme Vallat estime que le coût de ce bâtiment en ossature bois est tout à fait raisonnable et dans les prix du marché. Sauf erreur de ma part cela place le m2 à 2000 euros, je comprends mieux la crise du batiment...
Maintenant il est vrai que tout ce qui touche au domaine publique voit ses tarifs gonflés, comme le mobilier urbain, ou comme les montants qui sont alloués aux différentes études...
J'entends parler d'un besoin urgent de ce local, cependant il ne me semble pas que ce club soit SDF, ils ont tout de même de belles infrastructures et un clubhouse qu'ils utilisent avec d'autres associations. Je ne pense pas que cela soit si dramatique et j'espère, en tant que contribuable, que le basket et le handball ne vont pas également exprimer un besoin urgent d'un clubhouse à ce prix.
Il y a quatre ans, ce club a failli disparaître et la municipalité a déjà dû éponger ses dettes.
J'aurais aimé entendre parler d'un projet pensé et élaboré dans un large projet social associant formation et insertion. Le Maire sait nous rappeler que cette association recrute dans un quartier difficile touché par le chômage. Il y a quelques années à Staffefelden, la commune a financé le matériel et les bénévoles ont construit un très beau clubhouse. Est-ce impossible à Wittenheim? Faut-il toujours donné sans rien demander?
Pourquoi ne pas solliciter ces forces vives pour monter ce projet, le penser, le réaliser? On aurait pu utiliser l'argent publique non pas pour livrer clef en mains un beau bâtiment tout neuf et tout équipé mais peut-être élaborer un grand projet alliant réinsertion, formation, bénévolat... on aurait pu sensibiliser la population en les associant à cette réalisation, je pense que la satisfaction n'aurait été que plus grande et le résultat autrement plus enrichissant.
Dans un cadre comme celui-là, une enveloppe de 500000euros ne m'aurait pas choqué, un beau projet, structuré et structurant, formateur et enthousiasmant, voilà un contrat social, une aventure humaine dépassant matérialiste.
La ville en maitre d 'œuvre associant une équipe qualifiée encadrant des emplois aidés, des contrats de qualification, de réinsertion, de retour à l'emploi ou tout autre forme de contrat existant. Ce noyau professionnel entouré et renforcé par la main d'œuvre bénévole pourrait rapprocher les gens, leur réapprendre à vivre ensemble, à accepter l'autre et être plus tolérant, libérer une frustration et permettre à certaines personnes de se sentir utiles et capables de réaliser de belles choses.
Car là effectivement se trouve l'urgence, réapprendre à vivre ensemble, respecter l'autre et partager un local appelé « clubhouse ».
J'ose penser que ce genre de projet puisse exister encore aujourd'hui et qu'il ne s'agisse pas d'une utopie. Si les politiques et le monde associatif ne croient plus en l'humain alors que nous reste-t-il?
Je vais en rester là car il semblerait que je me sois déjà quelque peu emporté. J'ai pourtant l'impression que ce genre de dessein qui pourrait être d'essence socialiste, ferait décoller quelque peu le débat et surtout éviterait des argumentaires et raccourcis faciles et surtout certains dérapages « inacceptables »....(c'était dans le texte)
Alors messieurs les élus, élevez le débat! Et soyez entreprenant, novateur, peut-être précurseur...
effectivement du personnel il y en peut etre un peu trop mais je peut vous affirmer que par rapport au atelier municipaux atelier technique le personnel commence tout doucement a manquer de mains d'oeuvre aucun remplacement de depart en retraite vors meme deces n'a ete remplacer .donc il faudrai aussi voir au sein de la mairie meme si il n'y a pas un sureffectif.je pense vraiment que le soucis est la.
Bien à vous
Patrick Pichenel