Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Patrick Pichenel

SERVIR WITTENHEIM

Rythmes scolaires : >

 

VOS TÉMOIGNAGES - Trois semaines après la rentrée, environ 20% des communes françaises appliquent la réforme des rythmes scolaires. Des parents, lecteurs du Figaro, nous ont fait part de leurs témoignages et dressent un premier bilan de ces changements.

«Un casse-tête pour les parents»

Avec le retour à la semaine de quatre jours et demi, le gouvernement entend alléger le nombre d'heures de cours par jour, au profit d'activités éducatives l'après-midi pour les primaires et maternelles. 

Mais la nouvelle organisation convient-elle ? En tête des doléances des parents d'élèves : les horaires, jugés trop compliqués. «C’est un casse-tête pour les parents, déplore Delphine P. Il faut récupérer le petit de CP ou de CE1 à 15h15 et enfin le grand frère à 16h30 parce que les cycles II et III ne fonctionnent pas de la même façon.»

«Les enfants sont épuisés»

Stéphanie T., mère d’un garçon de quatre ans, fait remarquer les difficultés de son fils pour assimiler ces horaires irréguliers : «Il termine à 16h les lundis et vendredis, 14h45 les mardis et jeudis et à 12h le mercredi. Il est perdu et a du mal à se souvenir de quel jour on est. Il me demande même le week-end s'il a école.»

Après trois semaines de cours seulement, de nombreux parents témoignent en effet d’une «fatigue» grandissante. «Les enfants sont épuisés. Mon fils s'endort presque tous les soirs à 19h45 sans dîner,» constate Frédérique A., mère d’un garçon de trois ans et demi. «Mon fils est déboussolé», ajoute Sylvie B.

«Aucun projet pédagogique» 

Pour Edith E, la qualité des activités n’est pas à la hauteur : «Nous avions inscrit notre fille à l’atelier création de journal, mais elle se retrouve à faire des colliers en perles…» Ariel D. va même jusqu’à qualifier les ateliers de sa fille de «garderie améliorée», et dénonce les dépenses engendrées : «Il n'y a aucun projet pédagogique, et ces nouveaux horaires génèrent un coût de garde de 45 € par semaine, soit 1440€ sur l’année.»

Beaucoup regrettent surtout d’être dans l’ignorance la plus totale au sujet de ces activités : une opacité qui dérange Nicolas M., habitant à Nieppe dans le Nord : «On ne sait pas ce que fait notre fils de trois ans et demi pendant ces activités, et nous ne connaissons pas non plus les diplômes et les compétences des personnes qui l’encadrent.»

Face à ces zones d'ombres, problèmes d'organisation, et à une fatigue grandissante, certains parents se mobilisent (à petite échelle) sur les réseaux sociaux.

 

Lu dans le FIGARO

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :