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Patrick Pichenel

SERVIR WITTENHEIM

Bockel veut rallier à lui " ceux qui doutent du PS

Un an après son lancement, en novembre 2007, au Sénat, la Gauche moderne tient samedi son congrès fondateur à Suresnes.

«Nous sommes un vrai parti politique, avec plus de 1 000 adhérents et un réseau d'élus dans une vingtaine de régions, y compris à Paris », martèle Jean-Marie Bockel, secrétaire d'État aux Anciens Combattants, qui organise samedi et dimanche le congrès fondateur de la Gauche moderne, parti lancé il y a un an.

L'intéressé reconnaît cependant avoir «vérifié auprès de Nicolas Sarkozy qu'il y avait toujours une attente de l'émergence d'une formation politique à l'aile gauche de la majorité  ». Le président de la République l'a rassuré, comme devrait en témoigner le message que Jean-Marie Bockel lira, en fin de matinée, à la tribune, avant de laisser la parole au premier ministre, François Fillon, qui apportera son appui à la jeune formation. D'autres ministres comme Brice Hortefeux, Yves Jégo, Michel Barnier et Rama Yade seront également présents.

De quoi conforter Jean-Marie Bockel et lui apporter la reconnaissance qui lui a fait défaut au Parti socialiste. «Mes amis de Gauche moderne et moi travaillons depuis un an à des propositions qui s'inscrivent dans la démarche sociale-libérale pour laquelle je me suis battu durant dix ans », rappelle-t-il. Dès lors, «la tragi-comédie» qui a précédé l'élection de Martine Aubry comme première secrétaire du PS ne l'étonne pas. «Cela fait des années que j'avais appelé les amis à rénover notre doctrine, à l'instar des autres partis de gauche européens. Les leaders socialistes de cette génération portent une lourde responsabilité », déplore-t-il, en renvoyant dos à dos celles qu'il appelle toujours «Martine» et «Ségolène».

Mais il se refuse à se réjouir. «Un PS durablement affaibli, en pleine désagrégation, ne pourra pas jouer son rôle de parti d'opposition crédible. Ce n'est pas bon pour la démocratie», prévient-il.

 

«Un dialogue constructif»

 

S'il reconnaît avoir «vécu dans la douleur» la rupture avec sa famille politique, après trente-quatre ans de militantisme, Jean-Marie Bockel affirme n'avoir jamais regretté son choix. «J'ai rejoint un président qui veut faire bouger les lignes. Il tient la barre de la France et de l'Europe avec une stature d'homme d'État et une vraie volonté de surmonter la crise, tout en réformant le pays au service de tous, y compris des plus humbles», assure-t-il, en estimant que cela devrait amener «ceux qui doutent du PS, qui se sentent proches de la politique de réformes justes et qui comprennent qu'il n'y a plus lieu de diaboliser Nicolas Sarkozy, ce qui a été un sport couru », à renforcer son parti. «Nous sommes prêts à les accueillir, y compris ceux qui se posent encore des questions. Gauche moderne est une formation au sein de laquelle les gens de gauche d'opposition et les gens de gauche qui soutiennent la majorité pourront se parler», soutient-il, en promettant «un dialogue constructif». Celui que, d'après lui, le président du MoDem, François Bayrou, ne peut plus offrir, lui qui «s'est inscrit dans l'opposition à la politique de réformes justes».

 

                                                                                                                                                              Yolande Baldenweck

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