Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /Juil /2009 09:40

INTERVIEW Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Justice, confie au figaro.fr qu'il est «dans l'attente d'une jurisprudence » concernant les plaintes de prisonniers pour conditions indignes de détention.

L'Etat a été condamné vendredi par le tribunal administratif de Nantes à payer des indemnités de 5 à 6.000 euros à trois anciens détenus de la maison d'arrêt de Nantes, pour des conditions de détention non conformes aux textes en vigueur. Une décision qui pourrait faire école, tant la situation des prisons est problématique dans notre pays. Jean-Marie Bockel, Secrétaire d'Etat auprès de la Garde des Sceaux, a répondu aux questions du Figaro.fr

L'Etat fera-t-il appel de sa condamnation pour conditions de détentions indignes, suite à une plainte de détenus ?

Je ne peux pas préjuger de ce e nous allons faire, mais je suis conscient que des décisions comparables sont pendantes devant le Conseil d'Etat. Nous sommes dans l'attente d'une jurisprudence. Personne ne nie les problèmes, je visite des prisons chaque semaine. Nous sommes engagés dans un plan ambitieux, 5.000 places de prison supplémentaires étant prévues pour cette année. Les personnels de l'administration pénitentiaire font un travail admirable dans des conditions difficiles.

La situation des prisons en France reste problématique. Que ferez-vous si le Conseil d'Etat donne raison aux prisonniers et que les procès se multiplient ?

Nous avons des efforts considérables à fournir pour que le niveau de dignité de nos établissements soit conforme aux attentes européennes. Nous le savons, nous le faisons, mais on ne peut pas aller plus vite que c'est humainement possible ! Il faudra un temps minimum. On fait le travail, A chaque jour suffit sa peine, j'ai vraiment le sentiment que nous ferons de notre mieux.

L'Observatoire international des prisons estime qu'augmenter le nombre de places dans les établissements ne réglera pas la question de la surpopulation carcérale, qu'en pensez-vous ?

Nous le savons et nous jouons sur plusieurs leviers. Il y a l'humanisation de l'existant, avec l'objectif de faire diminuer le nombre de détenus par cellule. Sans parvenir au système américain, nous avons tout de même besoin de plus de places de prison. Mais il y a aussi les alternatives à l'incarcération, comme le bracelet électronique, de plus en plus souvent proposé. Le gouvernement ne prétend pas que la seule réponse soit celle de la détention. Mais il nous faut des réponses. Nous ne voulons pas, comme d'autres pays, établir des quotas de peines de prison en fonction des places disponibles.

La question des prisons est récurrente en France depuis au moins une dizaine d'années. Pensez-vous être celui qui parviendra à la résoudre ?

Cela ne fait pas dix ans, mais plus de trente ans ! Il faut se rendre compte que depuis la loi de 2002, il y a eu des progrès importants. Je souhaite travailler à d'autres niveaux, comme la question du qualitatif, de la réinsertion. Je suis allé à la Cour européenne, pour marquer le respect de la France par rapport au référentiel exigé par l'Union européenne sur les prisons. On fait le job. Mon souhait, c'est de préserver aussi la qualité de travail des personnels pénitentiaires, de sortir de cette logique qui veut que l'amélioration du sort des prisonniers se traduit par une diminution de celui des gardiens. Je veux aussi trouver un dialogue avacec d'autres acteurs, les familles de détenus, etc. Il faut avancer.

Mais je ne serai pas celui qui pourra régler le problème. Je veux être celui qui fera franchir une étape. Je veux faire en sorte que l'optimisme l'emporte sur le constat actuel. Nous sommes loin du compte. La question ne se réglera pas en deux ans, ni en cinq ans.

Vous êtes en poste depuis presque un mois, quelles sont vos premières impressions ?

Avec Michèle Alliot-Marie, cela se passe très bien. Je travaille sur différents sujets, pas forcément uniquement sur les prisons. Je suis encore dans une phrase d'écoute, de consultations. Je dois travailler en général sur les victimes, les justiciables, les prisonniers. J'aimerais également traiter de la délinquance juvénile, je présenterai des pistes d'ici quelques mois avec le Garde des Sceaux.

Par Pichenel
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /Juil /2009 00:50


Très belle performance d'Ophélie Boxberger aux Championnats Europe d'athlétisme espoir , elle termine à la 15 éme place en améliorant sa meilleure performance sur 800m en 2'06'82 et démontre qu'elle est bien la meilleure Française espoir sur la distance .  La saison n'est pas terminée et Ophélie devrait améliorer ce temps . Sur la photo ci dessus à la 6ème place,  Ophélie aux championnats d'Europe .
Par Pichenel
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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 21:28

                                     




En Décembre 2007 , quelques mois avant les élections ,le maire Antoine Homé, inaugurait en grande pompe  le magasin d'alimentation générale « Proxi » dans le quartier Sainte-Barbe.
Sous couvert de sauver un commerce de proximité qui avait causé un certain émoi, mais en réalité c'était surtout les élections municipales qui préoccupait le maire , la ville s'était emparée  du dossier .
La ville décida d'acquérir le batiment  pour 600 000 e , puis de le réaménager , les habitants bénéficiant ainsi d'un nouveau commerce de proximité . Mais quelques mois après , la dure réalité rattrapa le maire , le nouveau commerce Proxi  ferma, pour laisser la place à une nouvelle tentative d'un nouveau commerce " Franprix ".
Mais la aussi  trés rapidement cette tentative était voué à l'échec. Et depuis quelques jours , Franprix semble avoir fermé définitivement .
J'avais à de multiples reprises demandé au maire, si avant de racheter la coop , il avait bien pris soin de mesurer les incertitudes  d'une telle reprise, si une étude marché avait été réalisée . Le maire nous affirma que tout avait été entrepris et que cette opération serait une réussite et que comme d'habitude on avait tord . Il entrepris avant les élections une grande campagne de communication autour de ce commerce de proximité ,  lors de l'inauguration il déclara  :

 « Notre attachement au commerce de proximité dans tous les quartiers de la ville et la volonté de notre équipe d'agir avec la même efficacité si une situation semblable devait se reproduire dans un autre lieu que Wittenheim... »

 Donc on l'a bien compris  dés demain, malgré ce nouvel échec ,le maire va entreprendre une nouvelle fois de sauver Franprix .

Autre échec retentissant , mon colistier Hervé Sobczak avait fait remarqué aux serves de la ville qu'un revendeur de voitures s'était installé illégalement dans une maison de cité , à proximité du chevalement Théodore . Une nouvelle fois la présence sur le terrain  de Unis pour Wittenheim avait montré le chemin à la ville.  Ce revendeur reçu l'ordre d'arrêter immédiatement le commerce de voitures dans cette maison , mais comme vous pouvez le constater sur la photo que j'ai pris ce soir , ce revendeur à repris son commerce .  Peut-on faire ce qu'on veut dans cette ville ? A proximité immédiate du chevalement tout est trés réglementée, et la un mec fait ce qu'il veut ?

On vient de voir dans la presse le maire  qui pose à coté du nouveau motoculteur , bientôt on va le voir prendre la pose à coté de l'achat d'un ordinateur , le maire à soif de médiatisation , dés qu'il y a une photo , il enfile le short et court pour poser , il aurait aussi pu poser devant   " Franprix " pour nous informer de la fermeture ou devant la maison du revendeur pour nous vanter les performances d'une voiture à vendre.









Par Pichenel
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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 20:37
Bathie Ngoye Thiam

 

LES JOURNALISTES FRANÇAIS ROULÉS DANS LA FARINE PAR UN IMMIGRÉ

 

Omar Ba, un étudiant sénégalais en France a publié en 2006 deux livres aux titres bien provocateurs : « Pauvre Sénégal (Un peuple en otage) » et « La France, une république ? » N’ayant pas le succès escompté, notre compatriote se fabrique un passé de clandestin. Il rassemble tous les récits des clandestins et prétend les avoir vécus. En fin sociologue, il savait (Il le dit dans une interview) que « les Français sont pris dans un rouleau compresseur médiatico-politique qui les empêche de sérieusement réfléchir sur ce qu’on leur raconte comme charabia. » Il écrit alors un troisième livre pour raconter son « aventure ». L’éditeur à qui il confie le manuscrit lui répond qu’il y a trop d’incohérences. Il reprend le texte et le retravaille pendant un mois. Ça parait enfin plus ou moins correct. L’ouvrage est publié. En bon comédien, il faut le reconnaître, il piège les journalistes français qui croient à son « témoignage » sans se poser de questions. Les gars de l’émission « 7 à 8 » sur TF1, ont immédiatement mordu à l’hameçon, après Paris-Match, affirmant que le récit est authentique et l’agrémentant d’images touchantes de vrais clandestins morts ou souffrant en route vers l’Eldorado. Omar Ba devint l’immigré « clandestin » le plus médiatisé de l’Hexagone. Les chaines de télé, les radios, les journaux, lui accordent une attention toute particulière. Il est sur les plateaux avec des personnalités et d’éminents journalistes. Omar par-ci, Omar par-là. Le manque de vigilance de la presse en quête de sensationnel et la naïveté des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs lui ouvrent les portes d’un château de cartes pouvant s’écrouler au moindre souffle. Mais quel vent oserait démolir ce que la France toute entière a construit ? Il n’y a eu aucune tempête, même pas une brise. Juste le regard d’un certain Benoit Hopquin. Plus de château, plus de cartes. Tout s’est envolé en éclats.

Contrairement à la quasi-totalité de ses collègues journalistes, Benoit Hopquin s’est posé des questions et a fait des investigations qui l’ont poussé à se tourner vers les frères de cet immigré qui raconte des légendes dignes d’Ulysse.

Omar a commis la grosse erreur de ne pas prévoir que des Sénégalais comme lui, qui connaissent bien les réalités du pays, allaient aussi l’écouter et le lire.

L’émission « 7 à 8 » lui assurait la « gloire », mais aussi la décadence. Pendant que les Occidentaux s’apitoyaient sur sa « vie », bon nombre de Sénégalais se demandaient : « Mais qu’est-ce qu’il raconte, celui-là ? » Ce que les journalistes français considèrent comme de petits détails furent des montagnes aux yeux des compatriotes d’Omar Ba. La phrase qui fit tilt est quand il dit, parlant de son arrivée en territoire européen : « Pour la première fois de ma vie, j’ai eu le choix entre du coca et de l’eau. Une eau fraîche en plus. » Pour quelqu’un qui se dit dakarois et a étudié jusqu’à pouvoir écrire des livres, comment est-ce possible ? Très vite, il fut établi qu’Omar était étudiant à l’université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal en 2001-2003, alors qu’il prétend qu’à cette époque il souffrait en mer et dans le désert pour se rendre en Europe. Nous savions que toute son histoire était inventée. Certains pensaient qu’il fallait le dénoncer et d’autres arguaient que « les Blancs nous ont arnaqué, donc il n’y a aucun mal qu’un des nôtres les arnaque en retour. » Les choses en seraient restées là si Omar, voulant que coûte que coûte « plaire » aux Français, n’avait pas craché sur son pays, sur ses compatriotes et même sur nos morts. Il donne une image très négative de nos familles en déclarant que nos parents préfèrent que nous soyons au fond de l’océan plutôt que de nous voir revenir d’Europe sans fortune. Et parlant des Africains qui vivent ces tragédies, il déclare qu’entre eux, il n’y a que bestialité, barbarie et saloperie humaine. Voilà pourquoi certains, dont moi-même, avaient tenu à le démasquer.

Si les journalistes français ne sont pas informés, comment peuvent-ils informer les populations ? Omar leur dit qu’il est parti le 05 septembre 2000 et qu’il y avait à l’époque des tas de gens qui mouraient en mer pour entrer en Europe. Ils le croient ou font semblant de le croire. Les Sénégalais savent qu’entre 2000 et 2002, l’espoir régnait au pays. Après une quarantaine d’années de règne du parti socialiste, Abdoulaye Wade venait de prendre le pouvoir en promettant monts et merveilles au peuple, surtout aux jeunes. C’était « le Sénégal qui gagne ». Personne ne songeait à aller risquer sa vie dans l’Atlantique. Pour les journalistes français, c’est sans doute un détail sans importance.

Omar leur dit à la télé qu’il avait payé 2000 euros au passeur, soit plus de 1 300 000 francs, mais dans son livre, il dit que c’était 760 euros, environ 500 000 francs. La différence est énorme. Aucun journaliste français n’a souligné ce « petit détail ».

Omar leur raconte que quand il prenait sa pirogue de fortune, le passeur qui n’avait que deux bidons de gasoil leur avait quand même remis un GPS (Global Positioning System). Ils le croient, alors qu’à l’époque, eux-mêmes n’avaient pas de GPS puisque le produit venait juste d’être sur le marché. Encore un petit détail ?

Omar raconte que son embarcation a mis moins de cinq heures pour aller de Mbour à Saint-Louis. Le bateau Le Willis, bien équipé, mettait quinze heures pour aller de Dakar à Ziguinchor, distance équivalente à celle qui sépare Mbour de Saint-Louis. Ce n’est qu’un petit détail ?

Omar dit qu’ils étaient 50, avec quatre sacs de riz de cinquante kilogrammes chacun. En moins de trois jours, il n’y avait plus de riz. Cela signifie que chacun d’eux consommait en un repas plus d’un kilo de riz. Faites cuire un kilo de riz et essayez de le manger tout seul. Mais bon, ce n’est qu’un petit détail pour ces grands journalistes français.

Il raconte que ce même troisième jour, la pirogue commence à couler parce qu’il y a trop de monde à bord. Comprenons que pendant trois jours la pirogue n’avait pas senti qu’elle était surchargée. Si l’on tient compte du fait qu’il n’y avait plus de riz ni d’eau, elle devrait être plus légère. Oh ! Ça aussi, ce n’est qu’un petit détail.

Omar écrit qu’un février/mars 2001 : « Nous sommes loin du Soudan certes mais la zone n’en est pas moins dangereuse à cause du problème au Darfour. » Seulement, ce qu’on appelle aujourd’hui « la crise du Darfour » n’a commencé qu’en 2002, mais la tragédie n’a pris de l’ampleur qu’en février 2003. Pour les journalistes français, il n’y a apparemment rien à signaler.

Omar raconte qu’il a traversé le Tchad et le Niger, à pied, sous le soleil ardent du désert, en seulement trois semaines, avec un orteil cassé et une foulure à la cheville, sans boire une goutte d’eau et en ne mangeant que du sable. Faut-il être journaliste français pour le croire ?

Omar dit qu’en avril 2001, il était à Melilla, parmi les clandestins sur qui les soldats tiraient pendant qu’ils tentaient d’escalader les grillages et les fils barbelés. Les journalistes français semblent ne pas savoir que cela s’était passé en octobre 2005 et non en avril 2001.

Omar dit qu’il a vécu environ un an à Madrid. Qui lui a demandé à quelle adresse ?

Il écrit, parlant d’août 2002 : « L’Espagne est considérée, par les autres pays de l’Union européenne, comme la plus importante porte d’entrée de clandestins. Les fréquentes campagnes de régularisation de sans-papiers provoquent souvent la colère des autres pays européens. » Ce n’est qu’un petit détail ou alors, les journalistes français sont amnésiques. Ces campagnes de régularisation n’avaient pas lieu avant 2005-2006.

Dès qu’il arrive à Paris où il ne connaît personne, Omar a immédiatement un logement. Il écrit : « Dans le onzième arrondissement de Paris, je trouve un toit dans un foyer de jeunes dont l’administration se moque bien de savoir si je suis sans-papiers ou non. L’endroit accueille uniquement des étrangers. » Il n’a aucun papier, juste deux photos d’identité. Il n’a même pas besoin de verser une caution et il a une chambre qu’il occupe pendant un mois et demi, sans payer un centime. Comment les journalistes français peuvent-ils y croire ?

Le 1er novembre 2002, Paris était sous la neige, dit Omar. Combien de journalistes y ont cru sans même penser à consulter Météo France pour vérifier ? Ce jour-là, il faisait dix degrés.

Omar écrit plus loin : « En attendant je suis incarcéré à la zone internationale de Roissy, assisté par maître Patrice Clément, avocat commis d’office. » Combien de journalistes ont vérifié si cet avocat existe ou est juste inventé ?

Comment se fait-il que les journalistes français ne se demandent pas pourquoi aucun journal, aucune télé, n’a parlé des « aventures » d’Omar où des dizaines voire des centaines de personnes perdent leurs vies aux portes de l’Europe ? Il raconte qu’un cargo espagnol l’a trouvé dans une pirogue, entouré de cadavres en putréfaction. Etrangement, les médias espagnols n’étaient pas informés ou n’avaient pas voulu en parler.

Rendons hommage à Benoit Hopquin, le seul à avoir sauvé l’honneur en faisant correctement son devoir. Signalons toutefois que le journal LE MONDE, pour lequel il travaille, était aussi tombé dans le panneau avant de se reprendre. Mieux vaut tard que jamais.

Mais depuis qu’Omar est mis à nu, les réactions les plus farfelues voient le jour. D’aucuns disent : « Même s’il n’a pas vécu ce qu’il raconte, d’autres l’ont vécu, donc ça revient au même.» C’est trop simpliste. Si je disais que la deuxième guerre mondiale avait eu lieu en 2004 et que j’étais juif, dans un camp de concentration, racontant toutes les souffrances que j’y aurais vécues tout en criant haut et fort qu’entre ces gens qu’on faisait entrer dans les fours crématoires, il n’y avait que bestialité et saloperie humaine et qu’ensuite je m’autoproclame porte-parole des Juifs, ces mêmes personnes n’auraient pas tenu le même discours. Elles m’auraient dit que je ne suis pas juif, que la guerre n’a pas eu lieu en 2004 et que je dois respecter la mémoire des déportés. Il est inadmissible et impardonnable de laisser n’importe qui raconter n’importe quoi sur des sujets aussi tragiques.

Dans son quatrième ouvrage qui est sorti, il y a quelques mois, Omar adopte la même stratégie. Copier, coller. Il répète et s’approprie ce que d’autres ont dit bien avant lui, tout en faisant un clin au gouvernement français qui combat inexorablement mais sans succès l’immigration clandestine. Encore une fois, les journalistes roulent dans la farine. Ils titrent : « Omar Ba, l’Africain qui lutte contre l’immigration clandestine.» « Omar Ba, l'empêcheur d'émigrer en rond », « Omar Ba entend sérieusement lancer un appel pour que les jeunes africains qui n’ont qu’une envie, celle de rejoindre l’Europe, réfléchissent à deux fois avant de prendre une décision associée à de nombreux risques et à une déception garantie en fin de compte. », « Mon objectif est que s’amenuise la fuite vers les pays du Nord. » « Omar Ba défend ainsi l'idée d'une meilleure gestion des flux migratoires ». Espère-t-il que Sarko lui donne la nationalité française et le nomme ministre de l’immigration ?

Après avoir craché sur nous, le voilà qui crie partout qu’il aime l’Afrique. Les journalistes vont jusqu’à dire qu’il est la « voix des sans voix ». En tout cas, il a une drôle de manière de défendre ses frères et sœurs. Sachant que les Français exigent des immigrés le respect de leurs lois, il leur « apprend » que ces gens contournent facilement les lois parce qu’ils sont de plus en plus instruits. Et dans son livre, il écrit qu’il a acheté de faux passeports, qu’il a acheté de faux diplômes, qu’il a acheté une fausse attestation de bourse et que même les visas, on peut les acheter en Afrique. Voyons ! A qui rend-t-il service, lui qui avait un vrai passeport, de vrais diplômes et une vraie attestation de bourse ? Les étudiants qui voudront poursuivre leurs études en Europe en souffriront. Il est déjà assez difficile d’avoir un visa, et le « défenseur des immigrés » en rajoute avec des mensonges alors qu’il est, lui, bien installé à Paris. Après moi, le déluge.

Maintenant les journalistes français le présente comme un avant-gardiste. On lit : « Omar Ba, pour la première fois lève un tabou. Il ose dire aux Africains : « Ne venez pas ! Immigrer en Europe est une impasse », « L'Afrique a besoin de ceux qui veulent la quitter. » « Mon combat est pour que les Africains rêvent d’Afrique et cessent de considérer que rien n’est possible sur ce continent. » … Mais voyons ! Qu’y a-t-il d’original dans ses paroles ? Il ne fait qu’enfoncer des portes ouvertes par d’autres depuis longtemps. Même Nicolas Sarkozy a dit qu’il n’est pas normal qu’il y ait plus de médecins africains en Europe qu’en Afrique.

Omar prétend qu’il veut apprendre ceci et cela aux Africains, mais il ne parle qu’aux « Toubab » (Blancs) tout en leur faisant croire qu’il s’adresse à ses frères qu’il doit éduquer pour accomplir sa mission. N’est-ce pas étrange ? Pourquoi ne va-t-il pas sur les plateaux de télé au Sénégal raconter son « odyssée » et donner ses leçons ? Il dit aux journalistes qu’il est plus entendu en étant en France qu'en Afrique. Et ces Toubabs le croient. Ne savent-ils pas qu’au moins 70% des clandestins ne lisent pas les journaux français, ne regardent pas les télés françaises et ne vont pas sur Internet pour suivre les leçons d’Omar Ba ?

Pour justifier pourquoi les médias de son pays ne parlent jamais de lui et pourquoi ses compatriotes le dénoncent, il explique que c’est parce qu’il dit des vérités qu’ils ne veulent pas entendre, des vérités qui dérangent. Ha ha ha ha ! Quelles sont ces vérités ? Que l’Europe n’est pas l’Eldorado ? Qu’il ne faut pas risquer sa vie en mer ? Qu’il faut rentrer en Afrique ? Eh bien, voyons !

Youssou Ndour, l’artiste le plus écouté au Sénégal, considéré comme une des cent personnes les plus influentes au monde, parle de l’immigration depuis le début des années 80. Quand le phénomène des « pirogues de la mort » a pris de l’ampleur, il faisait passer une annonce à la radio pour dissuader les jeunes de partir. Omar Pène, DJ Awadi et tant d’autres chanteurs ont dit et continuent de dire ces « vérités ». Des écrivains comme Abasse Ndione et Fatou Diome, entre autres, ont abordé le thème et l’on parle d’eux au pays sans les traiter de menteurs. Le fond du problème est qu’Omar veut dire aux Français ce qu’ils veulent entendre. Il prône le retour en Afrique, mais fait tout pour rester en Europe, quitte à mentir et cracher sur les siens. Pourtant, il a écrit dans son livre : « Je sais jusqu’où peut mener le mensonge. J’en ai payé les frais. Je connais les limites de la triche. » (« Soif d’Europe », page 123.)

Eh oui, Omar, comme dit le proverbe, « le mensonge peut fleurir, mais ne donne jamais de fruit ».

Malheureusement, beaucoup de journalistes ne faisant pas correctement leur travail, il risque d’y avoir d’autres Omar Ba.

 

Bathie Ngoye Thiam

bathiesamba@hotmail.com

 





Par Pichenel
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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /Juil /2009 15:29
Bathie Ngoge Thiam artiste Sénégalais bien connu qui a écrit plusieurs livres, a lu mon article sur Omar Ba.
Il a aussi envoyé à la presse Sénégalaise et Française un texte pour dénoncer cet énorme mensonge de Omar Ba .
Si la presse Sénégalaise a accepté de diffuser son article , il attend toujours que la presse Française en face autant.
( Il m'a envoyé son texte , je vais le diffuser )

Malheureusement le mensonge semble banalisé dans notre société et même très répandu , des sportifs aux politiques tous les jours ont découvre d'énormes mensonges qui passent comme des lettres à la poste . Pour Omar Ba , de tous ceux qui se sont faits bernés , il n'y a pratiquement aucune réaction , l'éditeur comme je l'écrivais n'envisage pas de retirer le livre de la vente , tout comme aujourd'hui Virenque qui a menti pendant plusieurs années qu'ils ne s'était jamais dopé est devenu une star de la télévision et comble de l'hypocrisie , récemment  on lui a même demandé son avis sur le dopage , on croit halluciner !!!.  Mais il y a d'autres mensonges restés célèbres , on se souvient de Francois Mitterant qui avait caché son état de santé pendant des années ( et sa fille ) . Naturellement le mensonge n'est pas uniquement la panacée des hautes sphères , j'ai par exemple perdu les élections municipales sur le mensonge , tout y est passé, plainte imaginaire du candidat maire , on m'a fait passer pour le plus grand raciste de Wittenheim, on a raconté des conneries énormes sur des hommes politiques qui me soutenaient , on mettait en garde les joueurs de pétanque en affirmant que je voulais démolir le club de pétanque , pire encore tous la communauté Italienne était prévenue , surtout ne pas voter pichenel, parce qu'il veut supprimer la semaine Italienne., bref  je devais démonter tout Wittenheim . Malheureusement cette campagne construite sur le mensonge a payé.
Le pire c'est que tout le monde marche dans cette combine , combien de fois le mensonge est déniché , qui s'en émeut ? Omar Ba , plus personne n'en parle , Virenque on l'applaudit , Mélick le maire de Béthune qui avait fabriqué un alibi à Tapie , quelques années après il a gagné les municipales dès le 1er tour . Plus inquiétant , on se demande même si en constituant une équipe de menteurs notoires pour une élection , elle ne serait pas en mesure de faire un bon score ?.   . Le mensonge a encore de beaux jours devant lui.


Par Pichenel
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