Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /2010 12:53

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Crédits photo : le Figaro

Le secrétaire d'État à la Justice ne veut pas fragiliser le travail des policiers.

Jean-Marie Bockel, secrétaire d'État à la Justice, met en garde contre le climat de défiance suscité selon lui par le débat sur la garde à vue entre la justice et la police, qui menacerait la réforme de la procédure pénale.

LE FIGARO.- Vous mettez en garde contre le «mauvais climat» dans lequel se déroule actuellement le débat sur la garde à vue.

Jean-Marie BOCKEL. - La réforme de la garde à vue, et plus largement de l'instruction, ne peut pas passer si l'on continue ainsi d'opposer entre eux avocats, magistrats et policiers. Une réforme ne peut aboutir dans un tel climat. Je dis halte au feu ! Ce débat prend une mauvaise tournure ! Arrêtons d'opposer la «méchante police» à la «vertueuse» justice. Je vois bien sur le terrain que les attentes des citoyens sont encore importantes en matière de sécurité : tous les problèmes ne sont pas réglés. On ne peut pas se permettre de fragiliser le travail des policiers. L'ancien avocat que je suis n'est pas insensible pour autant, loin de là, à la préservation des libertés individuelles. Mais nous ne pouvons risquer de tomber dans l'écueil d'opposer les acteurs de la procédure pénale. Ce serait préjudiciable à la bonne collaboration entre les services de l'État. Je suis convaincu que Brice Hortefeux est très conscient de la nécessité de cette cohérence et de ce respect…

Voulez-vous dire que la ministre de la Justice y serait moins sensible ?

Je crois que l'on gagnerait à se parler plus entre les deux ministères. Assurément, un dialogue plus en amont serait utile. D'autant qu'aujourd'hui, il y a une véritable crispation sur les questions touchant à la sécurité.

À quoi attribuez-vous ce «mauvais climat» que vous dénoncez ?

Il y a une très forte médiatisation du sujet. Dans notre société, le moindre dysfonctionnement tend à devenir une généralité. Une partie des avocats est montée au créneau et une polémique est née sur le respect, en France, de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme en matière de garde à vue. Cette question déchaîne les passions… Loin de moi l'idée de sous-estimer l'importance de cette haute juridiction. Pourtant, je mets en garde sur le fait qu'il ne faut pas surinterpréter les dernières décisions de la Cour européenne. Ces magistrats n'ont jamais exigé que l'avocat soit présent tout au long de la garde à vue, au contraire de ce que certains prétendent. En l'état, ils imposent simplement que le recours à un avocat soit possible pendant la mesure, ce qui est bien le cas en France. Les avocats vont trop loin en exigeant d'être aux côtés de leurs clients de A à Z. Les temps ont changé, des gardes à vue sont filmées, et si des dérives peuvent toujours se produire exceptionnellement, on ne peut pas laisser planer une suspicion sur le travail des policiers. Cette attitude maximaliste peut être dangereuse.

Que voulez-vous dire ?

Je vois poindre un autre danger. Je ne voudrais pas que, demain, une justice à deux vitesses règne en France. Je ne voudrais pas que la réforme de la procédure pénale soit l'occasion de faire émerger chez nous un système où les justiciables les plus aisés seraient immanquablement les mieux défendus, trouvant sans difficulté un avocat pour défendre leurs intérêts à toute heure du jour et de la nuit, tandis que les moins fortunés seraient dépendants des aléas des services de permanence…

L'augmentation du budget de l'aide juridictionnelle, (qui finance l'accès à l'avocat pour les plus démunis) estimée actuellement par le gouvernement à près de 150 millions d'euros supplémentaires, vous paraît-elle suffisante pour écarter ce danger d'une «justice à deux vitesses» ?

La réforme que nous portons prévoit une augmentation des droits de la défense. Cela pose inévitablement la question de la hausse de l'enveloppe consacrée à l'aide juridictionnelle. Il ne faut pas se raconter d'histoire, cette augmentation ne sera pas financée par une contribution supplémentaire de l'État, qui consacre actuellement 300 millions d'euros par an en moyenne à l'aide juridictionnelle. Je suis ouvert à toutes les pistes de financement supplémentaires. Mais je pense qu'il faut garder à l'esprit le fait que la plupart des pays consacrent le double - voire plus - de notre enveloppe, c'est-à-dire au moins 600 millions…
Laurence de Charette le Figaro

Par Pichenel
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /2010 16:01
Par Pichenel
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /2010 15:03
Dans un texte publié sur le blog des élus d'une ville de la M2A, il est dénoncé le fait que les vice-présidents de la nouvelle agglomération qui sont déjà maires et maires-adjoints vont cumuler les indemnités.

Je considère cet article comme démagogique, la loi a prévu des indemnités pour faire en sorte que les élus qui ne disposent pas d'une fortune personnelle puissent effectuer dans des conditions correctes leur travail d'élu au service de leurs concitoyens , est une bonne loi, à plus forte raison cette loi permet l'indépendance des élus par rapport au privé. N'oublions pas que les indemnités des élus sont " de droit ", et c'est une garantie de démocratie et de transparence.

Je suis toujours étonné qu'on montre du doigt les élus pour leurs indemnités, les mêmes qui critiquent ne s'étonnent jamais par exemple du prix qui leur est demandé pour payer un billet pour assister aux spectacles des artistes ou sportifs qu'ils aiment et qui gagnent 100 fois plus que les élus.  A t-on déjà vu des manifestations contres les salaires des Noah , Hallyday ou Zidane  ? .

Les élus qui font bien leur travail passent des centaines d'heures au service de la collectivité. Naturellement il y a des abus et certains cumulent de trop et c'est inadmissible . On pourrait aussi envisager le système des jetons de présence ou encore interdire en période de crise comme c'est le cas l'augmentation des indemnités .

Les patrons sont logés à la même enseigne , beaucoup critiques leurs salaires , mais beaucoup courent sans rien dire applaudir leurs vedettes préférés qui palpent 100 ou même 1000 plus que les politiques et patrons .
Par Pichenel
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /2010 09:43

 Lorsque Martine Aubry, l'autre dimanche au « Grand Jury-RTL-Le Figaro-LCI », s'est déclarée favorable au report de l'âge légal de la retraite - «Je pense qu'on doit aller, qu'on va aller très certainement, vers 61 ou 62 ans.» -, on a cru entendre un tabou se briser. Certes, l'expression était un rien allusive. Certes, l'avancée était assortie de conditions multiples. Mais enfin, ce qui était dit était dit, et chacun - journalistes, amis politiques, adversaires, et même les collaborateurs de Martine Aubry - l'avait entendu ainsi.

Tumulte dans le landerneau ! Poussée par le vent des sondages, la « Merkel française », pour reprendre la comparaison (flatteuse) forgée par ses propres communicants, ne doutait donc de rien ! Après avoir bousculé le vieux Parti socialiste en le mettant de gré ou de force à l'heure des primaires et du non-cumul, voilà qu'elle contestait le mitterrandissime « acquis social » de la retraite à 60 ans ! Pour faire bon poids, elle se disait même prête à en discuter avec l'Elysée ! A gauche, les « modernes », Michel Rocard et Manuel Valls en tête, applaudissaient. Les « archéos », emmenés par Laurent Fabius et Benoît Hamon, étaient atterrés. La droite hésitait entre le soulagement de trouver aujourd'hui une alliée inattendue sur le chemin de la réforme des retraites et l'inquiétude d'avoir à affronter demain une adversaire moins dogmatique que prévu.

Fausse alerte ! Tout le monde s'est trompé ! Mardi soir, après dix jours d'explications pâteuses, Martine Aubry recule sans gloire. Finalement, la première secrétaire n'a pas dit ce qu'elle avait dit. Ou bien, on ne l'a pas comprise. La retraite à 60 ans «doit rester un droit», irréfragable, inaliénable et sacré. A la veille des élections régionales, pas question de donner aux alliés du Parti de gauche, du NPA ou du Parti communiste l'occasion de dénoncer la « trahison ». Alors que se profile la bataille des primaires socialistes, pas question de se mettre à dos la gauche du PS. N'est pas Merkel qui veut : si la chancelière (et son prédécesseur, le social-démocrate Gerhard Schröder) s'étaient embarrassés de ces petits calculs, jamais l'Allemagne n'aurait sauvé son système de retraite en repoussant l'âge de départ à 65, puis à 67 ans ! Mais, chez nous, il ne sera pas dit que celle qui ne pense déjà plus qu'à 2012 aura bousculé si peu que ce soit les tables de la loi.

Habile stratégie ? A très court terme, peut-être. Mais à plus longue échéance, c'est une autre affaire. Avec la loi sur les 35 heures, Aubry (un peu à tort sans doute, puisque c'était, paraît-il, une idée de DSK) portait déjà aux yeux d'une grande partie de l'opinion la responsabilité de l'une des deux pires erreurs économiques accomplies en France depuis trente ans. Voici désormais qu'elle endosse le poids de l'autre contresens historique commis quinze ans plus tôt, et dans lequel elle n'était pour rien : la retraite à 60 ans ! Ce n'est assurément pas le meilleur moyen de se poser en candidate de la « gauche moderne » devant l'électorat modéré qu'elle prétend disputer à Sarkozy.

Quant à l'électorat populaire, ce fameux électorat populaire dont le PS (il était temps !) redécouvre l'existence, est-on bien sûr que le meilleur moyen de le reconquérir soit de lui faire miroiter les vieilles lunes du programme commun ? Erreur économique, les 35 heures furent aussi une faute politique : les ouvriers ont été si reconnaissants à Lionel Jospin de la « modération salariale » offerte en prime, qu'ils l'ont éliminé au premier tour. En s'accrochant, contre toutes les évidences financières et démographiques, à la retraite à 60 ans, les socialistes devraient prendre garde : le « populo » n'est pas gogo. Si, comme les sondages le montrent, les Français sont résignés à travailler jusqu'à 62, voire 64 ans, c'est sans doute qu'ils ont compris que les premières victimes d'une faillite du système (et elle nous guette !) seraient les salariés les plus modestes qui, eux, n'auront jamais les moyens de recourir à la capitalisation.

On a beaucoup glosé, cette semaine, sur l'indéniable réussite du « Sarko show » diffusé sur TF1, et aussi, quoiqu'un peu moins, sur le « droit de réponse » exercé le lendemain sur la même chaîne par Martine Aubry. La « forme », le « ton », le « style », le « look »... tout a été minutieusement disséqué, comparé. Tout, sauf peut-être l'essentiel. En pleine crise, alors que les difficultés l'assaillent et que sa situation politique est singulièrement compliquée, Nicolas Sarkozy, parce qu'il y a urgence, s'impose un nouveau défi : régler le casse-tête des retraites, si possible «durant l'été», en tout cas «avant la fin de l'année». Et Martine Aubry, qui ne risquait pas grand-chose à accompagner une réforme dont au fond d'elle-même elle sait bien la nécessité ? Elle a choisi, pour un plat de lentilles électoral, de se défausser. L'essentiel ? En politique c'est le courage...

Le FIGARO

Par Pichenel
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 16:11
Martine Aubry est vide , vide d'idées, vide de tout !!! son seul programme , son seul discours , la seule chose qu'elle dit :
<< on veut gagner toutes les régions !!>>   . Mais elle pourrait bien les gagner  avec ce magnifique programme  ?Franchement elle se fou de notre gueule, elle ne sait dire que ça << je veux du rose partout >> .
Pourvu que les électeurs se rendent compte  que les socialistes sont vides , à la mesure du grand stratège Antoine Homé , qui annonce une baisse des impôts à Wittenheim , et oui le malin !! puisque la M2A supprime la taxe additionnelle , sa bonne idée augmenter les taux à Wittenheim et du coup il baisse les impôts , c'est de la stratégie du 22 ème siècle .
Par Pichenel
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