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Patrick Pichenel

SERVIR WITTENHEIM

Le cumul , aiguillon de la démocratie Denis Tillinac

La mode est au refus des mandats électifs et à leur limitation dans le temps . On en oublie qu'interdire a un candidat de briguer plusieurs mandats ou de se représenter à plusieurs reprises est un déni de démocratie . Il incombe à l'électeur , non au législateur de le virer s'il le juge trop usé .

Jadis Chirac ou Lecanuet regorgeaient de mandats locaux ou nationaux , les électeurs n'eurent pas lieu de s'en plaindre , au contraire .

Pourquoi interdire a un président de se représenter si sa présence à la tête de l'Etat rassure ou apaise . Du reste un candidat peut toujours s'engager , si bon lui semble , a n'exercer qu'un seul mandat .

Le non cumul plait à l'opinion , elle y voit un frein salutaire a l'addition des indemnités . Or les indemnités des élus sont plafonnés . Tout bien pesé , le non cumul favorise la pire des tares dont souffre notre démocratie : sa mise en coupe réglée par les partis .

Seul l'enracinement d'un élu local - maire, conseiller départemental peut contraindre les instances nationales d'un parti à lui accorder l'investiture aux élections . Sinon le parti case un apparatchik et nul n'ignore que le niveau de compétence de celui-ci excède rarement la moyenne ; sa science se borne à touiller de la combine dans les marmites du sérail.

Dommage collatéral : le nivellement par le bas de la classe politique locale , dont les têtes d'affiche ne peuvent plus ambitionner une carrière d'envergure nationale. Si celles ci n'ont plus l'assemblée ou le sénat en ligne de mire .

Autre dommage collatéral plus grave celui la : la perte d'un lien entre la capitale et ses provinces . La personnalité de l'élu s'affadira si ce dénouent les liens multiseculaires entre parisianisme et provincialisme au seul profit des nouvelles baronnies.

Mal défendus par des élus politiquement négligeable , les dossiers végéteront dans les cabinets ministériels . Le général de Gaulle exigeait que ses ministres s'enracinent en se taillant des fiefs en province . Les plus grands lfurent maires conseillers généraux ,députés , sénateurs. Ils cumulaient sans vergogne et la France ne s'en portait que mieux . L'articulation du local et du national garantissait une cohésion , une harmonie , une pérennité

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