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Patrick Pichenel

SERVIR WITTENHEIM

La situation de la France est structurellement pire que celle de la Grèce . Denis Bonzy

Hier, la Bourse a perdu près de 4 %. En une journée. La situation de la France est aujourd'hui structurellement pire que celle de la Grèce. La Grèce a la marge de manoeuvre de structurer son Etat, d'appliquer la réalité de sa fiscalité. La France est déjà, avec un Etat installé, au sommet des impôts. Elle bat chaque mois des records de chômage donc elle augmente structurellement ses dépenses sociales. Elle connait cette situation en étant également au record des déficits. Et en plus, elle s'engage dans un effort de guerre dont elle n'a pas les moyens financiers. Rien ne coûte plus cher qu'une guerre. Pour la seule Syrie, une nuit de bombardement coûte plus de 2 millions d'euros.

Selon les estimations des experts, la présence militaire globale actuelle (tous théâtres extérieurs confondus) ce serait près de 10 millions d'euros par jour (frais d'armements compris). C'est totalement impossible à assumer pour un Etat comme la France déjà terriblement endetté et qui n'a même plus les moyens financiers de son fonctionnement courant.

Comme la quasi-totalité des sujets graves que le pouvoir ne veut pas voir ou qu'il veut cacher à l'opinion, c'est d'ailleurs étonnant de constater que l'effort de guerre n'a pas donné lieu à

une valorisation financière transparente devant l'opinion. Le déni classique des réalités.

La consommation, qui est le seul véritable moteur de la croissance économique donc de l'emploi, est en berne.

Les collectivités locales françaises n'ont engagé aucune réforme sérieuse pour diminuer leur coût de fonctionnement donc permettre à l'Etat, à fiscalité constante, de leur transférer des compétences pour alléger les charges de l'Etat et faire face à de nouvelles obligations dont la guerre.

Techniquement, l'actuelle situation est explosive. C'est la prise de conscience progressive qui débute. Le 1er semestre 2016 s'annonce comme le réveil. Comment financer l'effort de guerre ? Quelles conséquences ? A force de ne pas répondre à cette question, le Gouvernement crée une inquiétude grave.

Rédigé le 04 décembre 2015 dans Agir pour le changement

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