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Patrick Pichenel

SERVIR WITTENHEIM

La France aujourd'hui : une gauche épuisée face à une révolte culturelle populiste

Par Denis Bonzy

Une personne aurait quitté la France début octobre 2015 et reviendrait hier, elle ne reconnaîtrait pas la France. Où sont passés ses apôtres de l'intégration, ses opposants irréductibles des mesures qui peuvent devenir liberticides, ses contestataires des mesures d'exception, ses propagateurs de l'internationale des droits de l'Homme ... ? Ils ont au moins déserté les médias qui les avaient vu (peut-être même fait) naître et prospérer.

Où sont passés les maîtres à penser habituels ?

La gauche a perdu ses repères habituels. Hier, elle se déchirait déjà sur la "nouvelle économie". Là elle n'a même plus les forces de se déchirer sur la sécurité.

Même des journalistes qui semblaient persuadés de leur "magistrature morale" perdent leurs mots, leurs tics de langages ...

Symboles suprêmes, la gauche française chante la Marseillaise à la moindre occasion et elle met même le drapeau tricolore sur ses épaules. Bientôt Burberry va sortir une formule chic qui permettra aux bobos de respecter la mode tout en se démarquant bien sûr. Là au moins comme d'habitude !

La gauche finance des guerres lointaines qui chaque jour coûtent au moins 5 millions d'euros aux contribuables (frais d'armements compris).

Il n'y a qu'un domaine où la gauche française reste fidèle à elle-même :

ne pas connaître de limite pour dépenser. Plus de plafond européen.

Et le tout en assumant toutes les contradictions entre hier et aujourd'hui avec le plus grand naturel qui soit. Pas une excuse sur les erreurs d'hier. Pas un mot sur les fautes d'analyses, sur les insuffisances de moyens quand "l'Etat policier" était l'ennemi déclaré ...

Irréel.

Et en face que propose la droite dite "classique" : celle qui est habituée à co-gérer avec la gauche dans la discrétion ? Rien. Puisqu'elle respecte l'union nationale par le ... silence. En France quand les temps sont durs les apprentis dirigeants doivent se ... taire. C'est par le silence qu'on reconnaît un apprenti-dirigeant en temps de crise. Logique originale.

Un tel niveau de contradictions relève du jamais vu. Aucune attitude ne résiste à la réflexion puisque chaque attitude relève d'abord et uniquement du mimétisme.

Et en face de ces partis politiques perdus face à leur passif de 30 ans, il y a le peuple qui s'en remet à ses valeurs classiques, son bon sens, sa modération d'expression publique. Il y a de la révolte populiste dans l'air mais avec le vrai sens positif du mot populiste c'est à dire le peuple. Un mot qui a retrouvé son sens comme d'autres actuellement : l'ordre, la sécurité, l'hymne national, le drapeau national .... Des mots re-légitimés par une vraie révolte culturelle actuelle. Jusqu'où ?

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